Audinet Tunisie
 
 
 
 
 


Toute personne ayant la qualité de commerçant a l'obligation de la tenue d'une comptabilité conforme aux prescriptions de la loi n°96-112 du 30 décembre 1996 relative au système comptable des entreprises et aux usages professionnels.
La comptabilité présente deux intérêts majeurs :

• les états financiers constituent un moyen privilégié pour communiquer l'information financière aux utilisateurs tant externes (les bailleurs de fonds, les administrations, les organes de contrôle...) qu'internes (associés, dirigeant…).

• les livres comptables sont utilisés comme un instrument de preuve dans les litiges qui implique le commerçant.

 

 

  Le système comptable des entreprises
La profession comptable
Le commissaire aux comptes
 
Le système comptable des entreprises

Les dispositions de la loi n° 96-112 du 3 décembre 1996 s'appliquent à toute personne physique ou morale assujettie à la tenue d'une comptabilité.

Les normes comptables comportent une norme comptable générale, des normes techniques et des normes sectorielles.

Les entreprises soumises aux dispositions de la loi 96-112 doivent tenir des livres comptables qui comportent un journal général, un grand livre et un livre d'inventaire et elles sont tenues d'établir une balance.

Le journal général et le livre d'inventaire doivent être côtés et paraphés par le juge du tribunal de première instance du siège social de l'entreprise.
Ces livres sont tenus chronologiquement sans blanc, ni altération. Ils sont conservés, ainsi que leurs justificatifs, pendant dix ans.

Les états financiers comportent le bilan, l'état de résultats, le tableau de flux de trésorerie et les notes aux états financiers.

Ces états financiers forment un tout indissociable.
  
 
La Profession Comptable

La profession comptable en Tunisie est organisée dans le cadre de deux corporations professionnelles qui sont :

L'Ordre des Experts Comptables de Tunisie, régie par la loi n°88-108 du
  18 août 1988 portant refonte de la législation relative à la profession d'expert   comptable,
La Compagnie des Comptables de Tunisie, régie et organisée par la loi
  n° 2002-16 du 4 février 2002.

Les experts inscrits à l'ordre sont habilités à exercer la profession d'expert comptable et de commissaires aux comptes. La profession offre une multitude de services pour l'entreprise : notamment l'audit, l'assistance et le conseil comptable, fiscal, en organisation et en gestion.

L'Ordre des Experts Comptables de Tunisie est le garant de l'indépendance et de la qualité des prestations de ses membres. Sont inscrits à l'Ordre, les titulaires du diplôme d'expert comptable.

Une commission de contrôle de qualité est chargée de contrôler les travaux d'audit fournis par les membres de l'ordre. Par ailleurs, les normes comptables tunisiennes sont du ressort du conseil national de la comptabilité.
Les normes comptables s'inspirent des normes internationales publiées par l'IASC.

En outre, le comptable, au sens de la loi n° 2002-16 du 4 février 2002, est celui qui exerce la profession de tenir ou d'assister à la tenue des comptabilités des entreprises avec lesquelles il n'est pas lié par un contrat de travail.
En effet, les comptables sont autorisés à exercer les fonctions de commissariat aux comptes des sociétés commerciales.

Toutefois, personne ne peut exercer les fonctions de comptable s'il n'est inscrit au tableau de la compagnie des comptables de Tunisie.
  
 
Le commissaire aux comptes

Toutes les sociétés anonymes ainsi que les SARL dont le capital social est égal ou supérieure à 20.000 DT, sont tenues de désigner un ou plusieurs commissaires aux comptes. Les commissaires aux comptes doivent procéder à un contrôle approfondi des comptes et sont tenus d'émettre un rapport où ils expriment une opinion expresse sur la fiabilité des états financiers.

Ils ont d'autres obligations fixées par la loi, telles que I'établissement d'un rapport sur les conventions, l'examen des informations financières contenues dans le rapport du conseil d'administration à l'assemblée générale où la révélation des faits délictueux qu'ils découvriraient pendant l'exercice de leurs fonctions.

Le commissariat aux comptes est une mission d'ordre public. L'administration fiscale, n'exige cependant pas la production d'états financiers audités.