Audinet Tunisie
 
 
 
 


La réforme du système économique et financier, suite au
plan d'ajustement structurel qu'à connu la Tunisie d'une part et aux ajustements permanents apportés par les plans de développement d'autres parts, porte essentiellement à stabiliser l'économie, rétablir les grands équilibres structurels, la promotion des petites et moyennes entreprises industrielles, en d'autres termes le passage d'une économie d'endettement à une économie de marché et l'attraction des investissements extérieurs.

La Tunisie s'est dotée alors d'un ensemble d'établissements de crédit performant comme les banques, les sociétés de leasing, les sociétés de factoring et elle a mis en place un marché monétaire et financier bien réglementé.

Dans la perspective de faire de la Tunisie une place financière et bancaire transparente et crédible, le gouvernement tunisien a encouragé l'implantation des banques off shore, a crée un marché monétaire en devise et a ouvert le marché financier aux investisseurs étrangers

 

 

  Structure du système bancaire et organismes spécialisés
Environnement financier de l'investissement
 
Structure du système bancaire et organismes spécialisés

1. Etablissements de crédit en Tunisie
La loi n° 94-25 du 7 février 1994, modifiée par la loi n°2001-65 du 10 juillet 2001 relative aux établissements de crédit a réformé l'activité bancaire en introduisant des ratios de rigueur internationaux.

La banque n'est pas une entreprise comme toute entreprise. Certes, elle a un statut juridique, une organisation, un système de pilotage, des produits, une stratégie. Mais elle crée de la monnaie, elle recueille l'épargne du public, elle gère les moyens de paiement.

Les banques sont appelées, vu l'ouverture sur les marchés étrangers, à jouer un rôle économique plus dynamique, à être de plus en plus ouverte dans le but d'évoluer vers le modèle des "banques universelles", celles qui rassemblent les spécificités de toutes les catégories des banques.

Le secteur bancaire est organisé par les pouvoirs publics qui ne peuvent tolérer un secteur totalement libre où les crises bancaires seraient à l'origine des crises économiques.

Est considérée comme établissement de crédit, toute personne morale qui exerce, à titre de profession habituelle, les opérations bancaires et les opérations de conseil et l'assistance en matière de gestion de patrimoine, de gestion financière, d'ingénierie financière et d'une manière générale tous les services destinés à faciliter la création, le développement et la restructuration des entreprises.


La banque centrale de Tunisie
joue le rôle de superviseur de l'économie. Elle a pour mission de contrôler le marché monétaire et d'apporter toute assistance à l'Etat pour améliorer et promouvoir le développement économique du pays.
La banque centrale exerce pour le compte de l'Etat un privilège exclusif d'émission de la monnaie sur le territoire de la république.


2. Organigramme du système bancaire et des établissements financiers
 
3. Définition

A. Les banques
• Collecter des dépôts auprès des différents agents économiques quelles qu'en   soient la durée et la forme;
• Accorder des crédits sous toutes leurs formes;
• Assurer les opérations de commerce international pour le compte des opérateurs   économiques;
• Assurer un service de caisse et de change;
• Mise à la disposition de la clientèle et la gestion des moyens de paiements;
• Conseil et assistance en matière de gestion de patrimoine, de gestion financière,   d'ingénierie financière et d'une manière générale tous les services destinés à   faciliter la création, le développement et la restructuration des entreprises;
• Prise de participation sous certaines conditions.


B. Les banques de développement mixtes
Les banques de développement mixtes sont régies par des conventions bilatérales conclues entre l'Etat tunisien et les Etats des pays arabes.
• Octroyer des crédits à moyen et long termes
• Participer au capital d'entreprises;
• Collecter des dépôts en devises quelles qu'en soient la durée et la forme;
• Collecter des dépôts à vue de leur personnel et des entreprises dont elles   détiennent la majorité du capital.

C. Les établissements financiers
1 - Organismes de leasing
• Assurer le financement d'acquisitions de matériel mobilier ou immobilier;
• Le mettre en location pour usage professionnel à la disposition d'un opérateur   économique. Ce dernier a la possibilité de l'acquérir à une valeur résiduelle en fin   de contrat.


2 - Sociétés de factoring
Gérer, au moyen de techniques de gestion financière appropriées les comptes-clients en acquérant leurs créances.
Assurer le recouvrement de ces créances pour son propre compte.


3 - Banques d'affaires
• Assurer des services de conseil et d'assistance en matière de gestion de   patrimoine, de gestion financière et d'ingénierie financière et d'une manière   générale tous les services destinés à faciliter la création, le développement et la   restructuration d'entreprises.

Banques offshore
La loi n° 85-108 du 6 décembre 1985, portant encouragement d'organismes financiers et bancaires travaillant essentiellement avec les non-résidents, autorise l'implantation en Tunisie des banques offshore. Une fois agrée, ces établissements peuvent :

• Collecter des dépôts auprès de non-résidents, quelles qu'en soient la forme et la   durée;
• Accorder tout concours aux non-résidents notamment sous forme de prises de   participation au capital d'entreprises non-résidentes et de souscriptions aux   emprunts émis par ces dernières;
• Assurer les opérations de change manuel au profit de la clientèle;
• Effectuer en qualité d'intermédiaire agréé les opérations de change et de   commerce extérieur de leurs clientèles résidentes. Elles sont soumises, à ce titre,   aux mêmes obligations que les intermédiaires agréés résidents;
• Sous certaines conditions, collecter des dépôts et accorder des crédits en dinars.


Bureaux de représentation de banques étrangères ouverts en Tunisie
• Représenter en Tunisie les établissements, notamment financiers et bancaires,   dont le siége est à l'étranger à la condition que cette représentation ne donne lieu à   perception d'aucune rémunération directe ou indirecte et que les dépenses qui en   découlent soient intégralement couvertes par les apports en devises de l'étranger.

D. Compte courant bancaire
Les comptes courants bancaires peuvent être des comptes en devises, en dinars convertibles ou en dinars tunisien.

1. Compte en devises
Toute personne physique ou morale ayant la qualité de non résident peut disposer d'un compte en devises à condition de transiter par un intermédiaire local agréé.
Les intermédiaires peuvent débiter et créditer les comptes étrangers en devises à la valeur nominale des montants des billets étrangers.


2. Compte en dinars convertibles
Toute personne physique ou morale peut disposer d'un compte en dinars convertibles à condition qu'elle justifie de l'accomplissement d'opérations de commerce ou de services réalisées soit à l'étranger soit pour le compte de non-résidents.

3. Compte en dinar tunisien
Toute personne physique ou morale peut avoir un compte en dinars, à condition que cette personne soit résidente.

  
 

Environnement financier de l'investissement

1. La politique de financement
Le financement des entreprises est assuré par le secteur bancaire d'une part, et par des crédits étrangers d'autre part. La politique du gouvernement tunisien tend à faire de la Tunisie une place financière et bancaire régionale sinon internationale, transparente et crédible. L'encouragement à l'implantation des banques off shore, la création d'un marché monétaire en devise et l'ouverture du marché financier aux investisseurs étrangers constituent une illustration de cette volonté politique.

2. Le marché financier
Entre 1988 et 1995, une série de réformes a été introduites et a concerné, notamment, la réglementation et l'organisation du marché financier, l'émission des nouveaux produits financiers, la création des sociétés d'investissement et la réglementation de la profession des intermédiaires en bourse et l'organisation de la bourse des valeurs mobilières.

Un marché des valeurs mobilières admises à la côte permanente et un marché de valeurs non admise à la côte permanente.
La loi du 14 novembre 1994 a transformé radicalement le marché financier tunisien. De nouvelles structures ont été mises en place. Ces structures s'appuient sur quatre nouvelles entités spécialisées et indépendantes :


La Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis,
entreprise de marché responsable   de la gestion, de la sécurité et de la promotion du marché tunisien des valeurs   mobilières. ( 26 sociétés intermédiaires en bourse).
• Le Conseil du Marché Financier, organisme public chargé du contrôle , de la   régulation du marché financier et de la protection de l'épargne investi dans les   valeurs mobilières.
• La Société Interprofessionnelle de Compensation et de Dépôt des Valeurs   Mobilières, Dépositaire Central, chargé du dépôt des valeurs mobilières et de la   compensation des opérations boursières.
• Le Fonds de Garantie de Marché, administré par la Bourse, garantit la bonne fin des   transactions. Il a fonctionné parallèlement avec le nouveau système de cotation   électronique.


3. Les sociétés d'investissement
Il existe en Tunisie trois types de sociétés d'investissement : les sociétés à capital fixe (SICAF), les sociétés à capital variable (SICAV) et les sociétés à capital risque (SICAR).

a. Les SICAF
Elles ont pour objet la gestion au moyen de l'utilisation de leurs fonds propres, d'un portefeuille de valeurs mobilières. Elles sont également autorisées à effectuer les opérations connexes et compatibles avec cet objet.

b. Les SICAV
Elles ont pour objet unique la gestion de portefeuille de valeurs mobilières. Les ressources des SICAV sont constituées par leurs fonds propres, à l'exclusion de toute autre ressource.

c. Les SICAR
Elles ont pour objet la participation, pour leur propre compte ou pour le compte des tiers, en vue de sa rétrocession, au renforcement des fonds propres des entreprises et notamment, les entreprises créées par les nouveaux promoteurs telles que définies par le code des incitations aux investissements.